Les contes de la Lune noire
Salut à toi compagnon surfeur, les habitants de la Lune noire te souhaite la bienvenue. Si cet environnement te plaît, n'hésite pas à nous rejoindre ^^


Et si derrière les faits se cachait une autre vérité...
 
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 Atelier d'écriture

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Trame Hole
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MessageSujet: Atelier d'écriture   Ven 8 Jan - 19:41

Mes chers amis,


Aujourd'hui est un grand jour, celui de l'inauguration de l'atelier d'écriture. Moi, Trame Hole, écrivain, poète et chroniqueur (oui je cultive la diversité), publié chez les Editions Barlowe and Co, à Tandorel, vous proposerai chaque mois un sujet d'écriture, et serai l'honorable lecteur et correcteur de vos récits.


Plumement votre,

Trame H.
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MessageSujet: Re: Atelier d'écriture   Lun 11 Jan - 13:13

Mes chers amis,

Sachant que l'écriture est pour vous une vie, une jouissance autant qu'une douleur, je vous enjoins à participer à ce premier atelier d'écriture. Il s'agira d'écrire la suite des quelques lignes ci-dessous, suite que je commenterai et noterai, bien sûr.

Incipit :

Cendrillon pleura pendant une heure. Une heure pendant laquelle elle versa une quantité d'eau à faire pâlir une piscine de deux mètres de profondeur, et trempa ses deux oreillers et quatorze mouchoirs. Prince lui avait annoncé son départ quelques heures plus tôt. "Je m'en vais, Cendrillon. J'ai rencontré quelqu'un d'autre," lui avait-il dit, aussi froid qu'une pierre. La jeune femme renifla et alla se contempler dans le miroir : des yeux rougis, un nez morveux, non, elle ne pourrait pas aller danser au bal ce soir. Elle voulait se venger. Et quoi de mieux que d'aller draguer un autre homme, histoire de rendre jaloux ce Prince, qui en pince pour une blonde ? "Hé ! Cendrillon !" l'interpela une petite voix. L'appelée s'accroupit devant sa commode et pour la première fois depuis longtemps, eut un sourire. "Jack !!" s'exclama-t-elle.

A suivre Wink...

A rendre avant le 11 février.

SUJET CLOS



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Concours reporté jusqu'à dimanche 14 février, minuit au plus tard.
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Dernière édition par Trame Hole le Mar 16 Fév - 22:36, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Atelier d'écriture   Mar 16 Fév - 22:29

Nous remercions Lisette pour ce beau conte plein de surprises, drôle et et délicieusement musical ! Bravo Lise, tu as gagné 50 pièces d'or et un exemplaire de Chroniques tandorelliennes dédicacé !

Voici le conte, bonne lecture à tous !

Cendrillon pleura pendant une heure. Une heure pendant laquelle elle versa une quantité d'eau à faire pâlir une piscine de deux mètres de profondeur, et trempa ses deux oreillers et quatorze mouchoirs. Prince lui avait annoncé son départ quelques heures plus tôt. "Je m'en vais, Cendrillon. J'ai rencontré quelqu'un d'autre," lui avait-il dit, aussi froid qu'une pierre. La jeune femme renifla et alla se contempler dans le miroir : des yeux rougis, un nez morveux, non, elle ne pourrait pas aller danser au bal ce soir. Elle voulait se venger. Et quoi de mieux que d'aller draguer un autre homme, histoire de rendre jaloux ce Prince, qui en pince pour une blonde ? "Hé ! Cendrillon !" l'interpela une petite voix. L'appelée s'accroupit devant sa commode et pour la première fois depuis longtemps, eut un sourire. "Jack !!" s'exclama-t-elle.

L’individu recula, la surprise teignait entièrement son teint déjà bien entaché par l’hésitation qui l’habitait. Cendrillon vit ce qu’elle prit pour de la joie, elle tourna un visage entièrement remis des précédents événements, se redressa et alla à la rencontre de ce Jack, qu’elle trouvait en ce moment plus charmant que son Prince tant aimé. Il l’invita à sortir non sans une pointe d’humour « tu souhaites devenir aveugle », lui soulignait-il. Avait-il compris son malaise ? Peu importe. Tout ce qui comptait pour la jeune femme était qu’il se tenait là, non loin d’elle et même si sa tristesse tendait encore ses bras rachitiques, elle essayait tout ce qui était en son pouvoir pour être sourde à ses requêtes.

Il l’emmena dans un champ de pommiers, où ils rirent quand les pommes se décrochaient une à une. Les rafales de la veille avaient dû avoir raison de leur solidité. Ils en firent une récolte, pas très abondante mais raisonnable et rentrèrent au logis avec les bras chargés de fruits. Cendrillon proposa d’en faire une tarte qu’ils mangeraient ensemble lors d’un goûter copieux, les larmes s'étant taries, elle voulait à présent se remplir le ventre. A chacun ses petits plaisirs. Les pommes étaient son péché mignon, elle n’allait pas arrêter de manger pour un imbécile d’homme. Quand elle coupait les pommes, ses pensées l’abandonnaient et lui faisaient couper comme machinalement les fruits. Comment était-elle cette … femme ? Était-elle solide ? Car ce qui arrive à l’une pourrait tout aussi bien arrivait à l’autre, elle abandonna cette espèce de compassion puis disposa les pommes en cercle sur la pâte molle. Jack avait également fini sa tâche presque en même temps. Alors qu’il les disposait une coupure qu’il s’était fait tâcha la chair blanche d’un morceau de fruit. La jeune femme rit de ses excuses, il ne se sentit que plus malheureux. Cendrillon mit le plat au four, mit le thermostat à cinq, prit la main de Jack et l’emmena au salon. Ils restèrent silencieux, ce qui était une ambiance un peu tendue. Ce mutisme titillait Cendrillon qui ne trouvait rien pour panser cette plaie. Sans un mot, elle s’assit près de lui. Elle regarda une pendule dorée juste en face d’eux.. 17h… Dans trois heures le bal, elle n’avait décidément plus de temps et celui-là qui faisait son timide…

D’un geste rageur, elle se leva, prit son archer et son violon près de la bibliothèque et entonna une mélodie que Prince appréciait énormément. Elle était excessivement simple, elle ne comportait pas de réelles difficultés mais Cendrillon y mettait tant d’application qu’elle n’apparaissait que plus enchanteresse… Son bras montait, plus redescendait avec la même énergie sans jamais se lasser, ralentir ou même se dérober à sa tâche. Au bout d’un instant, Cendrillon se mit à tournoyer sur elle-même dans une valse étrange. Jack ne saurait la décrire, la musique ne la possédait pas, elle ne possédait pas la musique ; un tout autre rapport s’instaurait. Lequel ? Elle n’aurait su elle-même comment le clarifier. Le rythme comme un singe s’élançait vers les hauteurs, bondissait vers une autre hauteur, retombait avec beaucoup d’étrangeté au sol puis s’agrippait à une croche avec autant d’agilité. C’était comme si les notes par le poignet de Cendrillon se détachaient et se retrouvaient projetées dans la pièce, mais non elles restaient à la musique, prisonnière des impulsions de la musicienne. Sa musique était inspiration aussi vive, bondissante qu’avait pu l’être sa vie. Quand le chant s’arrêta, un bruit troubla le silence fort heureusement d’ailleurs. Dehors, des souris s’étaient rassemblées, elles faisaient des sauts périlleux devant une citrouille. La jeune femme songea avec amertume à cette vie qu’elle avait laissée derrière elle… Tout cela pour en arriver à cela…

Elle avait néanmoins gagné sa liberté, liberté qu’elle avait voulu partager avec Prince, qui lui-même enivré avait abusé et était librement allé voir ailleurs. Ainsi allait le monde…Dans le salon, sur le canapé, le monde de Cendrillon s’animait, se mouvait dans une douce et tendre nostalgie. Jack prit cette pendule, observa Cendrillon puis la rangea dans un sac en toile. Ce soir, ils n’iraient pas au bal, ce soir ils allaient rêver, songer, imaginer ensemble ce monde qui avait été ce monde qui était ils lui crachait dessus tandis qu’à celui qui serait dans de lointaines années… Le futur, tout comme Prince, restait inaccessible alors autant ne plus s’en soucier. Et avancer. Et avancer. Toujours avancer.
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MessageSujet: Re: Atelier d'écriture   Mar 16 Fév - 23:09

Merci Trame Very Happy * prend les pièces et serre la main à Trame* =)

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MessageSujet: Re: Atelier d'écriture   Ven 19 Fév - 13:09

Mes chers amis,

Voici le nouveau sujet de l'Atelier, auquel je vous enjoins favorablement à participer : il s'agira d'une liste de mots, que vous devrez obligatoirement utiliser dans votre nouvelle.

Liste :


- fromage
- Lizbeth
- tertre
- épée
- Wulfric
- rubis

A rendre avant le 19 mars, minuit au plus tard !



Concours terminé !


Dernière édition par Trame Hole le Dim 21 Mar - 10:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Atelier d'écriture   Dim 21 Mar - 10:30

Nous remercions notre belle Lisette pour cette participation encore une fois plus qu'originale ! Effectivement, j'y aurais vue une nouvelle sur un chevalier, une histoire d'amour et de sorcières, et nous voilà avec des souris ! Encore une fois bravo ! Ton récit sera publié dans le prochain numéro de Ici Tandorel, le magazine hebdomadaire de la célèbre ville portuaire, et tu gagnes en prime 50 pièces d'or !

Voici l'histoire (que je me suis permis de corriger quelque peu) :


Un morceau de rêve

Au royaume des souris, il y avait une organisation particulière : toujours se rendre sur le tertre là où se taisaient les dernières lueurs du crépuscule. Ainsi rassemblées, les rongeurs regardaient, le museau levé vers les étoiles, qui à leur façon étaient sans doute les seuls astres à leur évoquer autant le fromage qu'elles dégustaient chaque jour. Leur yeux de rubis frétillaient comme des saumons à la venue de ses boules scintillantes.

Ces taches, comme des déesses, étaient acclamées à chaque apparition successive. On y voyait ce qu'on y voulait. Certaines parlaient d'une constellation où on y voyait le sorcier Wulfric, éminent savant, qui en inventant les lunettes pour souris, permit de rendre aux souris leur force sur les félins. Les lunettes avaient été dérobées dans un bureau d'humains, elles pouvaient déceler le moindre mouvement. On les attachait à l'aide d'une élastique qu'on enroulait autour d'un trombone. Ces sacs à puce avaient enfin reçu la punition qu'ils méritaient. Leur course finissaient contre un mur contre lequel ils se projetaient et le petit pelage gris des rongeurs se faufilait jusqu'à l'endroit par où ils vivaient tous en grande communauté.

Lizbeth, la guerrière chatte, la seule vénérée par les souris, souriait à côté de la constellation du sorcier comme si elle l'invitait à un diner en tête à tête. Toutes les souris restaient immobiles, attendant un miracle qui n'arrivait
jamais. Elles attendaient le retour de ces héros. Wulfric avec sa baguette. Lizbeth avec sa longue épée qu'elle portait entre ses crocs. Chaque nuit, il se répétait le même épuisant processus, mais à la fin, au lieu de se plaindre sur toutes ces choses qui ne se produisaient jamais, les rongeurs faisaient une ronde, ils se mettaient à courir, pourchassant leur voisin. Alors que le soleil se levait sur la plaine, chacun repartait de son coté, des rêves plein la tête. Voilà la courte histoire de ces amoureuses du silence et de ses créatrices aux moustaches fines.
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MessageSujet: Re: Atelier d'écriture   Sam 3 Avr - 20:14

Mes chers amis,

Veuillez prendre connaissance ci-dessous du nouveau sujet de nouvelles. Mon pauvre cœur espère que vous serez plus nombreux que les dernières fois.

Incipit :

Morine attendait que sonne minuit. Elle attendait toujours minuit avant de s'aller coucher. Les coups d'horloge la faisaient entrer dans un rêve et ainsi, chaque nuit, elle se laissait aller à des songes jusqu'à trois heures du matin, heure démoniaque. Comme chaque soir, elle mit sa longue chemise de nuit, s'allongea sur le dos et remonta ses couvertures. La flamme de sa bougie tremblait, et la jeune fille sombra dans le sommeil...

A vous la suite !

A rendre jusqu'au 3 mai.
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MessageSujet: Re: Atelier d'écriture   Mar 4 Mai - 20:02

Le délai est passé x)
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MessageSujet: Re: Atelier d'écriture   Mar 4 Mai - 23:26

Mes chers amis,

Excusez tout d'abord mon retard, remercions Baltazard Gold pour avoir participé vaillamment à cet atelier. Il gagne 50 pièces d'or et un exemplaire de mon recueil de poésie Mon cœur en lambeaux dédicacé. Voici la nouvelle, démoniaque à souhait :

Le Supplice d'une jeune fille


Morine attendait que sonne minuit. Elle attendait toujours minuit avant de s'aller coucher. Les coups d'horloge la faisaient entrer dans un rêve et ainsi, chaque nuit, elle se laissait aller à des songes jusqu'à trois heures du matin, heure démoniaque. Comme chaque soir, elle mit sa longue chemise de nuit, s'allongea sur le dos et remonta ses couvertures. La flamme de sa bougie tremblait, et la jeune fille sombra dans le sommeil.

Elle rêva. Comme chaque nuit depuis sa naissance, elle rêva pendant trois heures. Son rêve de ce soir ne fut pas différent des autres soirs. Un rêve plein de promesses, un rêve plein d'espoirs. Morine retrouva son ami, retrouvailles qui recommençaient encore et encore depuis toujours. Alias lui sourit. Elle lui sourit. Au-dessus de leurs têtes brillait le même soleil, soleil factice. Elle ne sentait pas ses rayons la caressant, elle ne sentait pas sa douce chaleur. Et pourtant, il était là, illuminant la campagne environnante. Elle savait ce qui suivrait. Elle le savait, car elle le revivait encore et toujours. Alias ne cessait de lui sourire, ses yeux d'un vert éclatant revigorait Morine qui s'avança, ses pieds nus effleurant l'herbe fraîche. Son ami s'approcha lui aussi, la dépassant d'une bonne tête. Il lui ébouriffa ses cheveux roux en riant. Son rire qui résonnait chaque nuit dans la tête de Morine, la faisant sourire dans son sommeil. Elle prit la main d'Alias, cherchant réconfort auprès de lui. Elle voulait sentir le contact de ses doigts chauds, des doigts de pianistes longs et fins. Mais elle ne faisait qu'agripper ses draps, qui n'étaient faits que de tissus, froids et inexpressifs. Alias ne s'y opposa pas, puis s'accroupit a la hauteur de la jeune fille. Ses lèvres remuèrent, mais aucun son ne sortit de sa belle bouche. Mais Morine savait ce qu'il lui disait. Il lui parlait de printemps et d'été. Il lui racontait comment la joie était née de la tristesse, pour la remplacer et faire sourire tout être.

Morine l'écouta, sa main se crispant dans la sienne, ne voulant pas la quitter. Alias continua de lui parler de bonheur et de liberté. Sa voix n'était pas audible. Morine avait appris à la sentir, chaque nuit, elle sentait ses mots, décrivait chaque mouvement que faisait ses douces lèvres, caressant de sa main libre le torse rassurant de son ami. Une larme roula sur sa joue en pensant a ce qui allait suivre. Car Morine savait. Elle savait ce qui allait se produire. Alias se stoppa, recueillant d'un doigt prévenant la larme de la jeune fille. Il continuait de lui sourire d'un air rassurant, puis il l'embrassa sur le front. Le contact de sa peau avec les lèvres chaudes d'Alias, Morine aurait voulut que cela soit réel. Elle aurait voulu sentir cette douce sensation, aurait voulu qu'Alias soit dans sa chambre, la rassurant de sa voix muette. Mais ce n'était pas le cas. Trois heures, cela passait vite dans un rêve. La jeune fille serra de plus en plus fort la main de son ami. Elle ne voulait pas le quitter. Comme chaque nuit, elle ne voulait pas. Les coups de l'Horloge entrèrent dans le rêve. Ils s'insinuèrent, résonnant avec fracas dans la campagne irréelle. Alias n'avait pas perdu son sourire, et ne le perdrait pas. Il ne le perdit jamais, même au moment de partir. Morine pleura. Morine hurla. Morine voulut avancer. Mais elle ne fit que reculer. La main d'Alias avait glisser a travers la sienne, s'échappant telle un volute de fumée. La jeune fille reculait toujours, Alias ne bougeait pas, la saluant de la main. Le soleil perdit en intensité, s'éteignant comme la flamme vacillante d'une
bougie. Les ténèbres envahirent le rêve, et Alias disparut dans le noir. A la place, un homme lui ressemblant trait pour trait fonça sur la jeune fille, un couteau a la main. Elle hurla, prête à sentir de nouveau l'acier qui lui transperçait la gorge mais...... Morine se réveilla, en sueur.

Ses cris, appelant Alias, restèrent sans réponse, comme chaque nuit. Personne ne l'entendrait, Personne n'arrêterait son supplice. Devant la chambre, Lucifer souriait. Il se délectait de ce spectacle chaque nuit, s'était si amusant pour lui. Mephisto s'approcha, traversant les flammes éternelles de l'enfer. Vêtu de sa veste noire, il posa une main rouge sur l'épaule de son frère. Vêtu de sa veste rouge, Lucifer posa une main noire sur le bras de son frère.

- Pourquoi restes-tu chaque nuit devant le supplice de cette jeune défunte ?
- Je ne sais pas. Un souvenir. Je tourmente beaucoup de victimes envoyées aux enfers, mais je préfère celle-ci entre toutes. Sais-tu pourquoi ??
- Non. J'avoue que c'est tout de même un supplice original. La joie puis la tristesse, puis la joie puis la tristesse, et ainsi de suite. Le supplice de la chaîne revisitée par des sentiments contradictoires. Typique de toi, mon frère.
- Cette jeune fille est morte dans une campagne, peu avant la nuit, tuée par un dénommé Alias, tueur en série qui s'attaquait uniquement aux gamines. Sais-tu ce qu'est sa raison d'avoir été envoyée aux enfers? Avoir fait confiance a un tueur et avoir été par conséquent complice de son propre meurtre !

Les deux frères s'esclaffèrent sous les feux ardents des enfers. Morine continuait de pleurer, d'hurler. Puis..... Elle s'arrêta. Elle ôta sa chemise de nuit puis....... Morine attendait que sonne minuit. Elle attendait toujours minuit avant de s'aller coucher. Les coups d'horloge la faisaient entrer dans un rêve et ainsi, chaque nuit, elle se laissait aller à des songes jusqu'à trois heures du matin, heure démoniaque. Comme chaque soir, elle mit sa longue chemise de nuit, s'allongea sur le dos et remonta ses couvertures. La flamme de sa bougie tremblait, et la jeune fille sombra dans le sommeil tandis que devant la porte de sa chambre, Mephisto et Lucifer observait avec un plaisir odieux le supplice d'une jeune fille innocente...Tuée par Alias.... alias Lucifer..........
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